

Succès,
reconnaissance -on le joue en 1971 à la Comédie-Française-
de nombreux prix (Prix des Nouveaux Auteurs de l’ORTF en 1969, Prix
Courteline en 1978, enfin le grand prix de l’Humour Noir du Spectacle
en 1979 dont il est le plus fier) viennent consacrer son œuvre abondante
: une soixantaine de pièces jouées au théâtre,
à la radio, à la télévision, traduites en quinze
langues et présentées dans plus de trente pays. Il n’échappe
pas aux étiquettes : on le taxe " d’enfant chéri
du café-théâtre ". Appellation réductrice
dans laquelle il ne se reconnaît pas : " les définitions
ne m’intéressent pas mais s’il en faut une c’est
l’humour noir qui définirait le mieux mon attitude vis à
vis du théâtre, de la vie, et qui consiste dans une espèce
de recul et de dérision que je ressens par rapport à beaucoup
de choses. "
Homme de terrain -appellation qu’il revendique- Guy Foissy a vécu
l’histoire de la décentralisation et s’est toujours impliqué
sur le terrain dans la bataille du théâtre à travers ses
diverses responsabilités, d’abord en tant que directeur d’établissements
culturels en France (Théâtre de Bourgogne, C.A.C de Macon) et
à l’étranger (Centre Culturel Français de Gênes),
ensuite en tant que président de la Compagnie 73 de Cannes et chargé
de mission pour le théâtre dans le département du Var.
L’idéal du théâtre populaire lui reste toujours
proche. Pour Guy Foissy point de salut hors du théâtre, son élément
naturel. Une voie incontournable, une nécessité ? " C’est
plutôt une fatalité –déclare-t-il avec malice. Le
théâtre me rattrape toujours. Dès que je me mets à
écrire que je le veuille ou non, c’est inévitablement
quelque chose qui est fait pour être dit et qui finit par se retrouver
sur scène. J’ai écrit ainsi des histoires et des contes
pour enfants dont la plupart ont été joués au théâtre.
"
En individualiste forcené il s’est forgé son propre style
à l’écart des chapelles, des écoles et des modes.
" Je m’inscris dans ce théâtre qui, lié à
la problématique de la société contemporaine et à
la réalité des choses, les transpose et les traite par le prisme
de l’humour. ". Armé d’humour et d’ironie lucide,
Guy Foissy pointe son stylo persifleur sur l’absurdité, la cruauté,
la tragédie qui germent sous l’apparente banalité des
faits quotidiens de notre vie. Son œuvre est une chronique drôle
et impitoyable des maux, des conflits et des travers de notre siècle.
" L’humour cathartique, révélateur qui par le truchement
du rire nous livre nos propres angoisses et vicissitudes. "
De pièce en pièce on retrouve dans l’univers de Guy Foissy
des personnages qui sont toujours victimes d’un état de fait,
d’une agression sociale, d’un conflit et qui, vulnérables
et désemparés, ne sachant pas se défendre, soit, se résignent
et tombent dans le jeu, soit, réagissent mais d’une façon
toute dérisoire.
« Je m’inscris dans ce théâtre qui, lié à
la problématique de la société contemporaine et à
la réalité des choses, les transpose et les traite par le prisme
de l’humour. »
_________________________________________